Guy Désiré

Guy : un parisien enraciné à l’île-aux-Moines

Né en 1950 à Paris, près de la gare Montparnasse, Guy Désiré grandit entre la capitale et l’Île aux Moines, dont sa famille est profondément attachée. Après l’obtention de son baccalauréat en 1968, il entreprend des études de géographie, discipline qui conjugue son intérêt pour les territoires, les paysages et les relations entre l’homme et son environnement. Son histoire personnelle illustre les liens étroits qui unissent plusieurs générations de parisiens à l’île.

Les origines d’une histoire familiale insulaire

Son parcours s’inscrit dans une histoire familiale qui a commencé durant la Seconde Guerre mondiale. En 1941, alors que l’Europe est plongée dans le conflit, et que l’exode pousse de nombreux habitants de la capitale à quitter Paris, un certain Georges Lépinay installe sa famille à l’île aux Moines. Pour s’occuper de leurs quatre enfants, ils embauchent Marguerite, une jeune isloise surnommée « Guiguite », dont les enfants gardent un souvenir affectueux.

En 1944, la famille Lépinay emmènent Marguerite à Paris. Elle entre aux Hôpitaux de Paris, et devient aide-soignante avant de réussir le concours d’infirmière. Cette femme déterminée n’est autre que la mère de Guy Désiré.

L’histoire familiale se poursuit en 1956 lorsque Georges Lépinay fait découvrir l’Île-aux- Moines à Jacques Pissard, un autre parisien. Séduit par l’île, celui-ci y acquiert un terrain et y fait construire leur maison par des artisans locaux.

Une union scellée sur l’île

En 1970, Guy rencontre Nadine, la fille de Jacques Pissard, une parisienne, qui, toute petite, a fréquenté l’école publique isloise, lorsque sa famille s’installait sur l’île pour plusieurs mois.

Quelques années plus tard, en 1980, ils se retrouvent et  célèbrent leur union sur l’Île aux Moines chez Jojo Labousse, entouré d’amis parisiens. Jacques Pissard deviendra donc son beau-père. Aujourd’hui, le couple habite toujours dans la maison construite en 1956.

Tout au long de sa vie, Guy Désiré a été le témoin privilégié des relations particulières qui unissent les habitants de l’île et les familles venues de Paris. Cette réalité devient particulièrement évidente en 2020, lorsque la pandémie de Covid-19 provoque un nouvel exode de citadins vers leurs résidences secondaires. Comme 80 ans auparavant, les arrivées de nouveaux résidents suscitent encore parfois des inquiétudes et débats.

 
 

Solidarités et mémoire d’un territoire partagé

Pourtant, son expérience lui rappelle combien les familles parisiennes ont contribué, au fil des décennies, à la vitalité économique et sociale de l’Île aux Moines. Commerces, services, artisanat ou vie associative ont souvent bénéficié de cette présence fidèle et régulière. Durant la crise sanitaire, il observe également de nombreux élans de solidarité, à l’image d’un couple et de leurs deux enfants de Seine-Saint-Denis qu’ils ont accueillis chez eux afin qu’ils puissent mettre leur appartement à disposition de médecins, aides-soignants qui sont arrivés de province pour aider leurs confrères dans les hôpitaux franciliens surchargés.  

À travers son histoire familiale et personnelle, Guy Désiré incarne ainsi une mémoire vivante des échanges, des rencontres et des solidarités qui ont façonné les relations entre Paris et l’Île aux Moines depuis plus de 80 ans.

Passionné de généalogie et membre de la Réserve communale de sécurité civile

 Guy Désiré développe une véritable passion pour la généalogie. Animé par le goût de la recherche et la volonté de préserver la mémoire familiale, il entreprend un important travail d’investigation qui lui permet de remonter huit générations de son arbre généalogique.

Cette démarche aboutit à l’organisation d’une grande cousinade en 2018, réunissant près d’une centaine de membres de sa famille. Très investi dans ce domaine, il est également adhérent du Cercle de Généalogie de Sud Bretagne, dans le Morbihan, où il partage son expérience et contribue à la transmission de l’histoire des familles bretonnes.

Valoriser les sinagos

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Vous pouvez retrouver le duo d'artistes le 6 juin à Pluvignier